A l b u m s  S t u d i o

MON PAYS C'EST L'AMOUR

19 octobre 2018

Réf. catalogue : 
Warner —
Format : 
CD
Canaux : 
Stéréo
Poinçon :
0190295617394 56268
FP 3721
Ventes : 
Certifié :
 

P R É S E N T A T I O N

 

T I T R E S

 

A N A L Y S E  A U D I O

 

Dynamique sonore

de l'album original

DR 08

     Mon pays c’est l’amour, dernier album de Johnny, brille effectivement, reprenons les termes d’ores et déjà employés par l’équipe, par sa sobriété. Sobriété, efficacité, neutralité, le signal envoyé est le même : on avance quoi qu’il en coûte et on ne laisse rien paraître.  Dès le premier titre, on sent que ça roule fort derrière la voix du patron, un gros bloc de son nous prend par les tripes. C’est à peine si, par touches, une guitare rythmique se fraye un chemin vers le devant de la scène sonore. La voix de Johnny, rassurons-nous tout de suite et contrairement à ce qu’on a pu entendre, n’est pas du tout sous-mixée ! Elle est bien présente sur ce titre et passe bien en premier plan. Cette caractéristique se retrouve sur le second titre, qui est moins chargé et où tant la batterie que les guitares se partagent la part du lion. La stéréo ne semble pas large. ​

     Made in rock’n’roll ne déroge pas à la règle, sinon que la partie rythmique est bien mise en avant, rendant le tout encore plus léger que sur le titre précédent avec l’arrivée du piano marteleur que l’on entendait si bien dans les vidéos postées par Laeticia. On remarquera le clin d’œil aux productions des années 90 avec l’effet de clap de mains si souvent utilisé par exemple sur les titres de Jive Bunny. Pardonne-moi est l’occasion de poursuivre l’exploration de la dynamique, on retrouve la même structure dynamique allant crescendo que sur J’en parlerai au diable. Ici les guitares, plutôt lointaines, dessinent l’espace avant que le refrain ne vienne lever les esprits et le volume sonore. Les arrangements sont soignés, cela se sent particulièrement sur ce titre où tous les instruments sont d’une lisibilité indéniable. L’arrivée du Cor vers la fin du morceau nous fait immédiatement penser au titre The final Countdown du groupe Europe. Vient ensuite l’interlude musical, qui conserve cette même montée tant en puissance qu’en dramaturgie. On peut regretter qu’il ne soit plus long et que le traitement dynamique ne soit pas poussé à son paroxysme, mais était-ce là la volonté du groupe ? On peut effectivement en douter au vu de la signature sonore de cet instrumental. ​

     4m2 fait ressortir une saturation sur la voix de Johnny qui vogue entre proximité et éloignement simulé. La scène sonore se partage de la même façon entre profondeur et proximité, la chaleur de l’ensemble est palpable. Dommage que, encore une fois, le traitement sonore ne laisse pas le tout s’envoler plus, légère frustration ici surtout avec le final qui montre toute la capacité que ce titre possédait. Back in LA n’offre aucune surprise pour sa part, gros bloc de bon son, du pur rock. Eventuellement, on peut sentir, pour donner raison aux « detracteurs » que sur ce titre la voix de Johnny est moins mise en avant, mais encore une fois elle n’est pas sous-mxée ! Le morceau suivant, l’Amérique de William est celui qui prend le plus, la mesure de la capacité dynamique de l’enregistrement. Et on prend notre pied avouons-le ! Dès l’entrée de la basse et de la batterie on a envie de taper du pied et de se laisser emporter par le son chantant des slide guitar et de la basse qui ronronne de plaisir. Un titre diablement efficace, à tous les points de vue. On retrouve cette évolution rapide de la dynamique sur le titre suivant, Un enfant du siècle, loin du crescendo de j’en parlerai au diable et de sa fille cordée. La voix de Johnny n’a plus son effet saturatoire, le groupe derrière joue sec, tamisé, comme un loup prêt à bondir. Si le volume sonore progresse vers la fin, force est de constater que l’on regrette, encore une fois, que l’ensemble ne lâche pas les chiens.​

 

     La fin de l’album se rapproche doucement, et le titre suivant, Tomber encore, est une belle surprise sur le plan sonore. La partie rythmique prend le dessus sur la basse et sur la batterie qui sont plus à l’arrière du plan sonore, l’ensemble, moins mastodonte, colle parfaitement aux paroles et à l’univers de la chanson. Les solos de guitare augmentent cet effet de grandeur, de légèreté, de bonheur. La voix de Johnny porte ce morceau, qu’on ne vienne pas nous parler de sous-mixage ou l'on voit rouge. Je ne suis qu'un homme nous remet en pleine face la saturation sur la voix de Johnny qui gagne ici en intensité dramatique. Le bloc musical est de retour, la respiration du son est difficile. L’album se termine brutalement, laissant l’auditeur haletant, espérant une autre piste qui malheureusement ne viendra pas. ​​

     Le dernier opus de Johnny est une réussite sur le plan vocal, c’est indéniable. Aucune chanson n’a de réelle faiblesse. On aurait pu espérer une dynamique plus généreuse sur certains titres, d’autres frisant la perfection. Mais, qui dit dynamique dit grandeur, était-ce là un album qui le supportait vu le contexte ? Le message de sobriété, de retenue, d’espoir se reflète dans le mixage au détriment d’une plus grande lisibilité de l’orchestre, des chœurs, des musiciens. Un mal pour un bien ? Certainement…

P H O T O S

 

V I D É O S

 

A U T R E S  É D I T I O N S

 

C R E D I T S

 

Musiciens

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